Temps de vol et temps de service

La partie la plus importante de la période de service d’un pilote est le temps qu’il passe dans les airs (temps de vol); mais il y a d’autres tâches à accomplir avant le décollage, notamment examiner les plans de vol et de carburant, les calculs de masse et centrage, les conditions météorologiques, et les recommandations du contrôle de la circulation aérienne, et vérifier les listes de contrôle pré-vol.

Des pays comme les États-Unis ont instauré deux types de limites afin de réduire les risques de la fatigue :

  • Période de service – inclut le temps de vol et les tâches à accomplir avant et après un vol, et
  • Temps de vol – inclut le temps que le pilote passe dans le poste de pilotage à titre de membre d’équipage.

Aux États-Unis, la période de service maximale des pilotes est basée sur le moment de la journée où leur affectation commence (les périodes de service sont plus courtes la nuit). Le temps de vol des pilotes américains est également limité à 9 heures le jour et à 8 heures la nuit.

La NASA recommande une période de service maximale de 12 heures le jour et de 10 heures la nuit. En tenant compte des tâches à accomplir avant et après un vol, cela équivaudrait à 8,5 heures de temps de vol la nuit ou 10,5 heures le jour.

Les règles actuelles du Canada prévoient un temps de service maximal, de jour ou de nuit, de 14 heures. Cette période de service peut être prolongée jusqu’à 17 heures en cas de « circonstances opérationnelles imprévues » pouvant comprendre des situations ordinaires comme des problèmes mécaniques, le dégivrage, des intempéries ou des passagers en retard. Sur les 14 heures de service, un pilote vole généralement pendant 12,5 heures. Le temps de vol dépasse déjà amplement le seuil de 8,5 heures après lequel la fatigue devient un problème et le temps de service supplémentaire ne fait qu’aggraver les choses.