Comment nous comparons-nous

Les pilotes canadiens ont les temps de service parmi les plus longs du monde. Beaucoup volent pendant 12,5 heures et jusqu’à 15,5 heures – même la nuit alors que les risques liés à la fatigue sont les plus grands.

L’étude de la NASA menée dans des conditions de vol de nuit réelles a montré que la prise de décisions est altérée au bout de 8,5 heures, ce qui occasionne des « micro-sommeils ».” Les micro-sommeils correspondent aux moments où l’on dodeline de la tête, on a les paupières lourdes et on lutte pour rester réveillé – comme après un long voyage par la route ou une nuit blanche.

À la suite de l’accident tragique de Colgan Air en 2009 à Buffalo, NY, lors duquel un avion s’est écrasé sur une maison et tué 50 personnes, les États-Unis ont actualisé leurs règles sur la fatigue de façon à limiter les temps de service le soir et la nuit pour refléter les risques liés à la fatigue des pilotes.

Les règles sur la fatigue des pilotes en vigueur au Canada sont loin d’être aux normes internationales. Elles ne tiennent pas compte de la science établie sur les limites de la performance humaine. La sécurité des voyages passe par le repos des pilotes.

N’attendons pas qu’il se produise une tragédie pour agir. Joignez-vous aux 8 000 pilotes canadiens et quelque qui ont uni leurs forces pour dire au gouvernement que nous avons besoin de règles actualisées afin d’accroître la sécurité du transport aérien.

DES PILOTES PARLENT DE LA FATIGUE